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Chantiers des universités à l’abandon : Les députés interpellent le ministre de l’Enseignement supérieur

Les élus du peuple ne sont pas satisfaits de l’état d’avancement des travaux des universités régionales. Hier, lors de l’examen du projet de budget du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, les députés ont encore réclamé des comptes. Selon eux, «les chantiers de construction des universités Amadou Mahtar Mbow (UAM), Assane Seck de Ziguinchor (Uasz), Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niass (Ussein), Kolda, Iba Der Thiam (Uidt) de Thiès ainsi que l’Isep de Mbacké et de Fatick sont à l’arrêt». Très en verve, les parlementaires ont encore remué le couteau dans la plaie. Et c’est pour dénoncer ce qu’ils appellent le «manque de volonté politique, d’autant plus qu’à côté de certaines infrastructures universitaires à l’arrêt, l’Etat y a élevé en un temps record, des édifices de très grande envergure».

En réponse aux députés, le ministre Moussa Baldé a, certes, reconnu les difficultés soulevées mais a instruit les différents recteurs concernés ainsi que la Direction des constructions de lui faire l’état des lieux. A l’en croire, il  ambitionne de finaliser le maximum de chantiers au cours de cette année universitaire. En ce qui concerne les conditions sociales des étudiants, il annonce que le nombre de lits est passé de 6 030 en 2012 à 43 375 à 2022.

Sur l’employabilité, le ministre Baldé est du même avis sur la nécessité de réorienter plus de bacheliers vers les filières scientifiques et techniques. En effet, il a rappelé que sur les 75 000 nouveaux bacheliers, les 60 000 sont des littéraires. Dès lors, il urge, d’après lui, d’inverser cette tendance, en orientant plus d’élèves vers ces filières dès le lycée. C’est, en cela, que les Instituts supérieurs d’Enseignement professionnel (Isep) sont importants, parce qu’ils répondent parfaitement à ce souci de professionnalisation, d’autant qu’ils sont des instituts orientés vers des métiers. Sur ce, il informe qu’un projet de loi portant statut du personnel des Isep est en cours d’élaboration.

En revanche, le projet de budget du ministère de l’Enseignement supérieur  a connu une hausse. Il a été arrêté à plus 334 milliards en autorisation d’engagement et à plus de 262 milliards en crédits de paiement. 

Magib  GAYE 

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